Ambassade de France à Bangkok

Maître d’ouvrage : Ministère des Affaires Étrangères et Européennes

Équipe de conception : Cabinet Jean Dubus Architecte, François Genouvrier Architecte responsable de projet. Fenn Designers Ltd, architecte thaïlandais associé. SEATECH Bureau d’études tous corps d’état.

Surface : 3 300 m² SHON

Coût estimé des travaux : 4 300 000 € HT. Coût estimé de fonctionnement (énergie et entretien) : 250 000 € / an.

Concours réalisé en 2011 – projet classé 2°.

Ce projet concerne la restructuration du site de l’ambassade de France en Thaïlande, avec le regroupement de deux sites en un seul campus diplomatique.

Le premier constat portant sur le site actuel nous a conduit à remettre en cause l’usage actuel du rez-de-chaussée, saturé de voitures. Le premier parti pris est donc de créer des stationnements sous-terrains et de redonner de l’air, de la lumière, et de la végétation au rez-de-chaussée.

La reconstruction d’un bâtiment avec un patio à l’échelle du projet permet de densifier la construction sur trois niveaux, dégager en front de bâtiment une esplanade dont une partie est à l’abri d’un large auvent, abri contre le soleil, et les pluies violentes.

Dans ce cadre urbain dense, il est impératif de préserver l’ambassade des vues directes depuis les hauts bâtiments des parcelles mitoyennes. Le patio offre des vues pour les bureaux et des perspectives pour les circulations. Les plantes exotiques s’y trouvent bien, en pleine terre, et l’air circule par les ouïes pratiquées dans les façades.

Il faut que l’ambassade de France ait une image identifiable, contemporaine et raisonnée. L’échelle est primordiale et notre projet cherche à dialoguer avec la résidence existante pour constituer un ensemble cohérent. Le mur d’enceinte lui-même est un élément essentiel de la composition. A la place des barbelés, on imagine un double mur suffisamment épais pour accueillir des locaux de service, la rampe du parking, et résister aux assauts.

Le bâtiment est en béton préfabriqué pour éviter les nuisances de mise en œuvre. Tous les éléments rapportés, tels que les pare soleil seront en béton poli blanc. Les menuiseries extérieures seront an aluminium satiné noir à double rupture de pont.

C’est une belle figure vue du dessus avec le jeu des ombres portées sur les toitures et sur le sol enrobé clair. Toute la technique est dissimulée. L’ensemble est pensé pour qu’il y ait des vues, pas de vis-à-vis, pas d’éléments parasites. Deux types de toitures ont été retenus, une toiture végétalisées sans entretien avec arrosage automatique, une toiture en inox zingué de ce beau gris clair des toits de Paris.