SuperSkyScraper – La Communauté Technologique

Maître d’ouvrage : SuperSkyScraper Competition.

Équipe de conception : François Genouvrier Architecte.

Concours réalisé en 2014.

Le sujet de ce concours d’idées était de créer une cité technologique à l’intérieur d’un gratte-ciel évolutif – dont la surface puisse évoluer selon les besoins.

Le projet en propose une interprétation sociale de la cité, à travers la création d’une communauté technologique. Le bâtiment se veut le fer de lance d’un nouveau paradigme de travail, basé sur le décloisonnement des disciplines, des structures de travail, et la mise en valeur des interactions sociales comme vecteur de l’innovation technologique, et donc du développement des entreprises qui constituent la communauté.

Le bâtiment est organisé selon trois zones : work, cowork, network (travail, travail partagé, interactions). Plutôt que superposées, ces zones sont juxtaposées à chaque étage, afin de créer un maximum d’interaction sociale. Deux types d’espaces de travail cohabitent et interagissent : des zones de travail partagées, et des espaces privatisables, que l’on peut fermer et adapter à son gré. La porosité entre les deux permet une grande liberté dans l’organisation sociale du travail : chaque société peut travailler à cheval sur des espaces privatifs et des espaces de coworking.

Des équipements mutualisés permettent à tous d’accéder aux meilleurs outils : data-center, fablab, auditorium, ainsi que de profiter de zones de loisir développées : restaurants, centre sportif, coins détente.

En fonction de la tâche à effectuer, et du cadre social souhaité, les travailleurs peuvent choisir entre différentes ambiances de travail et différents mobiliers : espace partagé ou isolé, table et chaise ou canapé, lumière du soleil à l’ombre des arbres, ou lumière artificielle.

Le bâtiment est évolutif de part sa possibilité de densification, sans intervention sur le clos-couvert, et donc sans nuisance importante. Les étages sont en double-hauteur et peuvent accueillir des mezzanines préfabriquées, dont les pièces peuvent être acheminées par les ascenseurs et montées à la main.

Le projet fonctionne comme un organisme autonome en énergie, dans lequel l’enveloppe joue un rôle clé. Les rubans de verre qui habillent les façades sont incrustées de cellules photovoltaïques, qui alimentent le bâtiment en électricité, tout en filtrant la façade sud du rayonnement solaire. La ventilation naturelle tire parti de l’orientation Nord-Sud du bâtiment, et de la présence d’un atrium qui permet une convection naturelle à travers les étages.